ENFANTS DISPARUS EN FRANCE
YVES BERT, LYON, 1977 :
Yves Bert, alors âgé de 6 ans, a disparu le 3 février 1977 à la sortie de son école primaire à Lyon (3e arrondissement), aux alentours de 17 heures. Il pleuvait ce jour-là.
Son grand frère, Yannick (9 ans), l'attendait comme d'habitude, mais Yves n'est jamais sorti. La concierge de l'école a affirmé qu'Yves était bien sorti, tenant la main d'une petite fille qui l'a ensuite lâché pour rejoindre sa mère. Yves s'est retrouvé seul et n'a plus donné signe de vie depuis.
L'enquête a été très médiatisée à l'époque. Quatre mois plus tard, en juin 1977, un corps a été découvert, mais la mère d'Yves n'a pas pu l'identifier car il était en très mauvais état.
Quarante ans plus tard, le mystère reste entier. La mère d'Yves, Thérèse Deleuze, a exprimé sa douleur et son désir de savoir ce qui est arrivé à son fils. L'enquête n'est toujours pas close.
NATHALIE MAZOT, BRON, 1982 :
Nathalie Mazot, née le 9 mars 1968, a disparu de Bron, près de Lyon, le 6 novembre 1982, alors qu'elle n'avait que 14 ans. Son cas est resté une énigme pendant des décennies, sans que l'enquête ne permette de retrouver sa trace ou de comprendre ce qui lui est arrivé.
Depuis sa disparition, la mère de Nathalie s'est battue sans relâche pour obtenir des réponses. Le dossier est resté ouvert mais sans avancées significatives pendant de très longues années.
En 2017, soit 35 ans après les faits, l'enquête a été relancée. Dans le cadre de cette nouvelle phase, des fouilles ont été menées en juin 2017 dans un bar du Vieux Lyon. Ces recherches laissaient espérer une avancée dans cette affaire, mais les détails précis des résultats de ces fouilles ne sont pas largement diffusés.
Malgré cette relance, l'enquête sur la disparition de Nathalie Mazot n'est toujours pas résolue à ce jour. Elle reste l'un de ces faits divers qui continuent de hanter la région lyonnaise.
MATHIEU HAULBERT, PEYROULES, 1983 :
Mathieu Haulbert, âgé de 10 ans, a disparu le 25 juin 1983 à Peyroules, près de Castellane, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Il se rendait à pied chez des amis de ses parents et n'est jamais arrivé.
L'enquête a d'abord privilégié la piste de la fugue ou du milieu familial. Des recherches importantes ont été menées, y compris des fouilles de grande envergure.
Plusieurs années après la disparition, un voisin, Georges Laugier, qui avait même participé aux recherches, est devenu le principal suspect. Il a été jugé par la Cour d'Assises de Digne-les-Bains en janvier 1992. Cependant, il a été acquitté en raison de charges jugées trop faibles, faute de preuves matérielles (il n'y avait ni corps ni aveux).
Malgré les efforts des enquêteurs et le combat acharné des parents de Mathieu, le mystère de sa disparition reste entier. Georges Laugier est décédé en 2022, emportant peut-être avec lui d'éventuels secrets.
LUDOVIC JANVIER, SAINT-MARTIN-D'HÈRES, 1983 :
Le 17 mars 1983, Ludovic Janvier, alors âgé de 6 ans, a disparu à Saint-Martin-d'Hères, en banlieue de Grenoble, en Isère. Ce jour-là, Ludovic et ses deux frères, Jérôme (l'aîné, 8 ans) et Nicolas (le cadet, 2 ans et demi), sont partis acheter des cigarettes pour leur père. En chemin, un homme à moto, portant un casque bleu et un bleu de travail, les a abordés. Il leur a dit avoir perdu son "chien-loup" et a proposé des bonbons en échange de leur aide. L'homme a ensuite séparé les enfants, demandant à Jérôme et Nicolas de partir d'un côté, et emmenant Ludovic de l'autre, sous les yeux de son frère aîné. Ludovic n'a plus jamais été revu.
Appels mystérieux : Quelques jours après l'enlèvement, un homme qui se présentait comme le ravisseur a téléphoné à la famille, affirmant que l'enfant allait bien et vivait chez un couple stérile.
Corps retrouvé : En 1985, le squelette d'un garçon de 6 ans a été découvert dans le massif du Vercors. Le crâne portait des traces de coups. Cependant, malgré les espoirs de la famille, des expertises ont conclu que ce squelette ne pouvait pas être celui de Ludovic, car il était là depuis trop longtemps. Par une décision controversée, la justice a ordonné la destruction de ce squelette en 1998.
Non-lieu et réouverture : Après des années sans avancées, un non-lieu a été prononcé en 2014, au grand désarroi de la famille Janvier. Les avocats de la famille, Maîtres Didier Seban et Corinne Herrmann, ont fait appel et ont obtenu une reprise des investigations.
À ce jour, malgré la réouverture du dossier, la disparition de Ludovic Janvier reste non élucidée.
CHARAZED BENDOUIOU, BOURGOUIN-JAILLEU, 1987 :
Charazed Bendouiou, une petite fille de 10 ans, a disparu le 8 juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu, en Isère. Peu avant 13h, sa mère lui a demandé d'aller vider les poubelles de leur appartement. Charazed s'est exécutée, puis est sortie jouer en bas de l'immeuble. C'est là qu'elle a été vue pour la dernière fois. Un orage a éclaté peu après, et sa mère, sachant que Charazed craignait les orages, s'est inquiétée de ne pas la voir rentrer.
L'enquête a été lancée, avec d'importantes recherches, mais sans succès. Tragiquement, le dossier a été classé sans suite en 1989, et la famille n'en a été informée qu'en 2003, soit 16 ans plus tard.
La sœur de Charazed, Ferrouze Bendouiou, qui avait 11 ans et demi au moment des faits, n'a jamais cessé de se battre pour que la vérité soit faite. Elle a mené un combat acharné, multipliant les démarches, les interventions médiatiques, et a même créé l'association "N'oubliez pas Charazed".
Grâce à sa persévérance et celle de ses avocats (dont Maître Didier Seban), l'enquête a été rouverte à plusieurs reprises. Cependant, des non-lieux ont été prononcés à nouveau, notamment en 2014, ce qui a été un coup dur pour la famille.
l'affaire Charazed Bendouiou a été versée au Pôle des crimes sériels et affaires non élucidées de Nanterre lors de sa création en 2022. C'est un nouvel espoir pour la famille, qui espère que les ressources et l'expertise de ce pôle permettront enfin de faire avancer l'enquête, de retrouver la fillette ou de comprendre ce qui lui est arrivé.
Plus de 35 ans après sa disparition, Charazed Bendouiou reste introuvable et son cas est toujours non élucidé. L'affaire est symptomatique des difficultés rencontrées dans les "cold cases", où le temps qui passe efface les preuves et les souvenirs, rendant la tâche des enquêteurs extrêmement difficile.
La famille de Charazed continue de vivre dans l'incertitude et l'attente de réponses.
YANNIS MORÉ, GANAGOBIE, 1989 :
Yannis Moré, alors âgé de 3 ans, a disparu le 2 mai 1989 à Ganagobie, un petit village des Alpes-de-Haute-Provence. Ce jour-là, Yannis jouait près de la maison familiale avec ses frères et sa sœur. Ces derniers se sont absentés quelques instants, et à leur retour, le petit Yannis avait disparu.
Les recherches ont été lancées immédiatement, mais n'ont rien donné. La zone est rurale et accidentée, mais malgré d'importants moyens déployés, aucune trace de l'enfant n'a été trouvée.
Quelques mois plus tard, en août 1990, un événement étrange est venu relancer l'affaire : des vêtements (un blouson avec l'étiquette découpée, des chaussures disposées l'une contre l'autre, une médaille et une chaîne enroulée à une branche) ont été retrouvés sur les lieux de la disparition. Cette découverte, qui semble avoir été mise en scène, n'a malheureusement pas permis d'identifier le ou les responsables.
Plusieurs hypothèses ont été envisagées par les enquêteurs au fil des ans :
● Enlèvement par un couple en mal d'enfant.
● Implication d'un mouvement sectaire ou d'un réseau pédophile.
● Un infanticide commis par un individu isolé.
Malheureusement, aucune de ces pistes n'a abouti à une conclusion. Le dossier a été classé, puis rouvert à plusieurs reprises, notamment grâce à la persévérance de la famille de Yannis, en particulier sa mère, Pascaline Moré, qui n'a jamais perdu l'espoir de savoir ce qu'il est advenu de son fils.
Malgré les années, l'affaire Yannis Moré reste non élucidée. Les nouvelles techniques d'analyse ADN ont été utilisées sur les vêtements retrouvés, mais sans succès pour l'identification d'un suspect.
Le dossier de Yannis Moré est un exemple poignant de ces disparitions d'enfants qui hantent les familles et les enquêteurs, et qui, malgré le temps, ne cessent d'interroger.
AURORE PINÇON, GUÉRANDE, 1995 :
Le 21 décembre 1995,Aurore Pinçon, alors âgée de 14 ans, quitte le domicile familial situé dans la cité médiévale de Guérande, en Loire-Atlantique. Il est environ 21h30 ce soir-là. Elle part à vélo, emportant avec elle son cartable.
Sur son bureau, une lettre est retrouvée. Dans cette lettre, Aurore explique sa décision de faire une "fugue". Cette information oriente initialement l'enquête vers la piste d'une fugue volontaire.
Au moment de sa disparition, Aurore est décrite comme une adolescente de corpulence très mince, mesurant environ 1m60 et pesant seulement 35 kg. Elle a de longs cheveux blonds et des yeux bleus.
Elle était vêtue d'une veste bleue doublée en thermaknit, d'un jean bleu et de bottes à lacets noires. Elle avait un cartable de couleur gris-vert métallique (ou vert avec des pochettes rouges).
Malgré la lettre, l'inquiétude de ses proches est rapidement palpable, notamment en raison de sa fragilité physique. Au fil des jours, la piste de la simple fugue s'éloigne car Aurore ne donne plus aucun signe de vie.
Depuis ce jour de décembre 1995, Aurore Pinçon n'a jamais été retrouvée. L'enquête est toujours en cours d'instruction, mais, selon sa mère, Françoise, "il n'y a jamais eu aucune piste sérieuse". La famille a imaginé des milliers de scénarios sans jamais avoir de réponse.
La disparition d'Aurore Pinçon reste un mystère et un dossier toujours actif pour les forces de l'ordre et les associations d'aide aux familles de personnes disparues. Des avis de recherche sont toujours diffusés par des organisations comme l'ARPD, l'APEV.
MARION WAGON, AGEN, 1996 :
Le 14 novembre 1996, Marion Wagon, une fillette de 10 ans, disparaît à Agen (Lot-et-Garonne). Elle quitte son école primaire Sembel à 12h11, à l'heure du déjeuner, pour rentrer chez elle, un trajet d'environ 400 mètres. Sur son chemin, elle passe devant l'école maternelle où elle souhaite dire bonjour à son ancienne maîtresse. Après avoir fait un petit tour de toboggan dans la cour de la maternelle, elle disparaît sans laisser de trace au coin de la rue, entre l'école et son domicile.
La disparition de Marion survient quelques mois après l'effroyable affaire Marc Dutroux en Belgique, ce qui a un retentissement considérable et pousse les autorités et le public à une mobilisation sans précédent. Le visage de Marion, avec ses grands yeux bleus, devient emblématique de la lutte contre les disparitions d'enfants en France, notamment grâce à des campagnes de sensibilisation et l'utilisation de son portrait sur des briques de lait.
L'enquête, bien que très active, n'a jamais abouti à des conclusions définitives :
● Un suspect initial : Au printemps 1997, un homme au profil inquiétant, déjà impliqué dans des affaires d'agressions sexuelles et parrain d'une amie de Marion, est interpellé. Il avoue l'enlèvement et le meurtre de Marion, affirmant avoir jeté son corps dans le canal latéral d'Agen. Le canal est intégralement vidé, mais aucune trace du corps n'est trouvée. Les enquêteurs commencent à douter de la véracité de ses aveux, pensant qu'il a affabulé. L'homme est finalement remis en liberté.
● La piste Michel Fourniret : Des années plus tard, la disparition de Marion est examinée dans le cadre de l'affaire du tueur en série Michel Fourniret, surnommé "l'ogre des Ardennes". Des liens potentiels sont étudiés, mais Fourniret meurt en prison en 2021, emportant avec lui de nombreux secrets, peut-être celui de Marion. Cette piste n'a jamais été formellement confirmée.
Le pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) : En 2022, le dossier de Marion Wagon est transféré au nouveau pôle national des crimes sériels ou non élucidés du tribunal judiciaire de Nanterre. Ce pôle a pour but de relancer les enquêtes sur des affaires complexes et anciennes, offrant un nouvel espoir à la famille de Marion.
Malgré des décennies de recherches, de mobilisations citoyennes (comme une marche blanche organisée en 2016 pour les 20 ans de sa disparition), et d'efforts judiciaires, le mystère de la disparition de Marion Wagon demeure entier. Ses parents et leur avocat continuent de se battre pour obtenir des réponses.
Si vous avez la moindre information concernant la disparition de Marion Wagon, il est crucial de contacter les autorités.
ESTELLE MOUZIN, GUERMANTES, 2003 :
Estelle Mouzin est une jeune fille disparue en France qui est au centre d'une affaire judiciaire et médiatique majeure.
Estelle, alors âgée de 9 ans, rentrait de l'école quand elle a disparu. Il faisait nuit, il pleuvait et il y avait une coupure de courant dans le village.
● L'affaire et Michel Fourniret :
L'enquête a été longue et complexe, marquée par de nombreuses fausses pistes et rebondissements. Finalement, l'affaire a été liée au tueur en série Michel Fourniret, surnommé "l'Ogre des Ardennes".
● Aveux de Fourniret : Après des années de dénégations, Michel Fourniret a fini par avouer, en mars 2020, avoir enlevé, séquestré, violé et tué Estelle Mouzin. Il a également fourni des détails sur l'endroit où il aurait enterré son corps, dans les Ardennes.
● Mise en examen de Monique Olivier : Son ex-épouse, Monique Olivier, complice dans plusieurs de ses crimes, a également été mise en examen dans cette affaire pour complicité.
● Recherches du corps : Plusieurs fouilles ont été menées dans les Ardennes, notamment dans des propriétés ayant appartenu à Fourniret ou à des proches, ainsi que dans des zones forestières, pour tenter de retrouver le corps d'Estelle. Malheureusement, malgré les aveux de Fourniret et les indications de Monique Olivier, le corps d'Estelle n'a jamais été retrouvé à ce jour. Michel Fourniret est décédé en 2021, emportant avec lui certains secrets.
L'affaire Estelle Mouzin est un exemple tragique de crime non élucidé pendant de nombreuses années et de la difficulté de retrouver les corps des victimes. Elle a également mis en lumière l'importance de la persévérance judiciaire et de la ténacité des familles de victimes.
MATHIS JOUANNEAU, CAEN, 2011 :
Le 2 septembre 2011, Mathis, alors âgé de 8 ans, disparaît. Il était parti en week-end avec son père, Sylvain Jouanneau, dans le cadre d'un droit de visite et d'hébergement. Sa mère, Nathalie Barré, a signalé sa disparition le 4 septembre 2011, quand son père n'a pas ramené Mathis comme prévu.
Le rôle du père, Sylvain Jouanneau
Sylvain Jouanneau est rapidement devenu le principal suspect. Il a été arrêté en décembre 2011 après une cavale de plusieurs mois. Cependant, malgré son arrestation et sa condamnation, il a toujours refusé de dire où se trouvait Mathis ou ce qu'il était advenu de lui.
● Ses déclarations : Sylvain Jouanneau a affirmé avoir confié Mathis à des "tiers de confiance" ou à des "frères", faisant allusion à des personnes qu'il ne nommera pas pour ne pas les "conduire en prison". Il a même laissé entendre à son fils que sa mère était morte dans un accident pour qu'il ne la cherche plus.
● Condamnation : En juin 2015, Sylvain Jouanneau a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour l'enlèvement et la séquestration de Mathis par la cour d'assises du Calvados. Malgré cette lourde peine, il a maintenu son silence.
L'enquête et les pistes explorées
● L'enquête a été très étendue, menée à l'échelle internationale (du Vatican au Canada en passant par le Maroc) pour tenter de retrouver Mathis. Les enquêteurs se sont intéressés à diverses communautés qui auraient pu prendre en charge l'enfant.
● Hypothèses : Deux principales hypothèses sont envisagées : soit Mathis a effectivement été confié à des tiers après un mois passé avec son père à l'étranger, soit le pire lui est arrivé.
● Information judiciaire pour homicide : Une information judiciaire pour homicide contre X a été ouverte en 2013, signe que les autorités n'excluent aucune piste.
● Nouvelles avancées : En 2024, de nouvelles analyses ADN ont été réalisées, suite à des demandes d'investigation de la mère de Mathis datant de 2016. Ces analyses pourraient potentiellement orienter vers une hypothèse qui, malheureusement, "ne présage rien de bon pour l'enfant disparu".
Le combat de Nathalie Barré
La mère de Mathis, Nathalie Barré, n'a jamais abandonné les recherches. Elle se bat sans relâche pour obtenir la vérité sur le sort de son fils, malgré le silence de son ex-mari. Elle a notamment demandé la réalisation de photos vieillies de Mathis pour tenter de l'identifier s'il était toujours en vie.
L'affaire Mathis Jouanneau reste un mystère déchirant, symbolisant la souffrance d'une mère face au mutisme de la seule personne qui semble détenir la clé de l'énigme.
HABIB NEDDER, TOULOUSE ET ARIÈGE, 2014 :
Le 19 janvier 2014, Habib Nedder, alors âgé de seulement 13 mois, disparaît. Il se trouvait ce week-end-là sous la garde de son père, Mehdi Nedder. Mehdi devait ramener Habib à sa mère, Jennifer Dana, mais il ne l'a jamais fait.
La découverte macabre du père
Trois mois après la disparition d'Habib, en avril 2014, le corps de Mehdi Nedder est retrouvé sans tête dans une rivière en Ariège, près de L'Hospitalet-près-l'Andorre. Cette découverte rend l'affaire encore plus mystérieuse et dramatique.
Les circonstances de la mort du père sont troubles :
Le corps ne présentait pas de traces de coups de couteau ou de blessures par arme à feu.
Selon le médecin légiste, la tête n'aurait pas été sectionnée ante mortem (avant la mort), mais post mortem (après la mort), et la cause du décès n'a pas pu être établie avec certitude.
Certaines hypothèses ont évoqué un suicide de Mehdi Nedder après avoir assassiné son fils, mais aucune preuve concrète n'a jamais étayé ce scénario, d'autant que le corps d'Habib n'a jamais été retrouvé.
L'absence totale de trace d'Habib
Depuis le 19 janvier 2014, aucune trace d'Habib n'a été retrouvée. Aucune piste solide, aucun indice n'a permis de savoir ce qu'il est advenu du petit garçon. Les recherches et les fouilles, même plusieurs années après les faits, n'ont rien donné.
Le combat de la mère
Jennifer Dana, la mère d'Habib, mène un combat inlassable pour retrouver son fils et obtenir des réponses. Elle dénonce régulièrement la lenteur et le silence de la justice, et a lancé plusieurs appels, y compris une opération d'envoi de cartes postales à l'Élysée pour demander l'implication des plus hautes autorités.
Malgré l'absence de corps et de preuves, la mère et l'entourage d'Habib sont convaincus qu'il est toujours en vie. Des actions de sensibilisation sont menées, notamment sur les réseaux sociaux, pour diffuser son avis de recherche et sensibiliser le public à ouvrir l'œil.
L'affaire Habib Nedder reste, à ce jour, un mystère judiciaire et une immense douleur pour sa famille.



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